15octobre 20102 h 01 min

Clavier proustien

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Boyscouts

Brave garçon.

J’ai tout de suite aimé Internet. Je devais avoir 11 ans, et mon frère me racontait qu’un ami à lui avait un accès, ils avaient parler à plein de personne qu’ils ne connaissaient pas depuis l’ordinateur. Je vous assure, lorsqu’on a 11 ans en 1997, ça fait son petit effet, même si on parle à des quebecois.
Mes premières années d’internet, c’était Altavista ou si je voulais télécharger un mp3, c’était via Hotbot. J’avais bien mon site sur mygale.org, la publicité sur chez.com ne me tentais pas. Et puis mes mails, bien sur, c’était du Caramail. Quand on y repense, mon usage était bien différent de celui de n’importe qui, même de mon propre frère. Et plus j’y pense, plus je me demande aujourd’hui quel est la différence entre chacun, quel site utilise-t-on régulièrement.

Le matin, vous vous levez et vous utilisez sans doute Netvibes / Google Reader pour lire les flux RSS. Bien sur, avec un bon café, regarder une video sur Dailymotion / Youtube vous réjouira, d’autant que vous pourrez aisément la « tweeté » ou mettre un « J’aime » sur vos réseaux sociaux rempli d’ami virtualisé. Vos recherches, vous les faites sur Google, simple et sobre, vous lui faites confiance, tout comme vos mails, si vous avez plus de 18 ans parce que MSN Hotmail c’est pour les adolescents.
Si vous vous reconnaissez, vous faites partie de la masse. Rien de péjoratif, j’entends, c’est juste factuel. Quel est le problème, nous en faisons tous parti finalement.

Internet est construit sur un système totalement anarchique : un point meurt, le réseau continue. En cela, il est incontrôlable, c’est une toile géant ou il n’y a que des points d’échanges. Il est construit ainsi, encore une fois, c’est juste factuel, et c’est assez ennuyant pour certaines personnes. Je me souviens de Palladium, ce projet d’un internet microsoft-ien censé nous protéger des mp3 et du warez et depuis nous avons vu arrivé de plus en plus de projet censé « réguler Internet pour en corriger les excès et les dérives » car c’est « la loi de la jungle » (dixit N. Sarkozy en ce début d’octobre au Vatican). Que ce soit Hadopi, que ce soit Loppsi, que ce soit ACTA, toutes ces lois, vont dans un même sens.

Propagande chinoise

Distribution de mise en garde HADOPI.

Si aujourd’hui, les gouvernements cherchent à « réguler Internet », c’est que c’est un espace de liberté. Ils brandissent la pédophilie ou le visage mouillée des artistes pour « réguler Internet », seulement, le problème n’est pas là. La pédophilie est anecdotique sur Internet et empêcher la circulation de photo sur Internet ne résoudra nullement le problème de base : il y a des pédophiles. Quand aux oeuvres, on sait à qui profite le crime. Et bien sur la liberté d’expression (extrait du projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) :

Lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images ou des représentations de mineurs présentant un caractère manifestement pornographique le justifient, l’autorité administrative notifie aux personnes mentionnées au 1 du présent I les adresses électroniques des services de communication au public en ligne contrevenant aux dispositions de cet article, auxquelles ces personnes doivent empêcher l’accès sans délai. Lorsque le caractère pornographique n’est pas manifeste, l’autorité administrative peut saisir l’autorité judiciaire qui statue sur l’interdiction de l’accès aux adresses électroniques mentionnées au présent alinéa.

En uniformisant l’usage d’Internet, on a réussit à casser le modèle d’Internet : l’anarchie. Nous sommes passés d’un réseau formidable où chaque ordinateur connecté peut à la fois consulter les newsgroups, surfer sur Internet et être serveur web, serveur de mail et serveur FTP, à un réseau de consommation, où chacun ne fait que consommer ce que propose une poignée de site. Le web social n’est rien d’autres qu’un web centralisé. Un espèce de bar géant gratuit où on aurait collé d’immense affiche publicitaire. C’est un peu comme si on vivait tous dans le même quartier, et que l’on se rencontrait uniquement dans ce bar géant, dans cette boulangerie géante ou dans ce cinéma géant, tout cela sous l’oeil d’une video-surveillance, mais que l’on invitait personne chez nous. Pourtant il suffirait de faire des petits fours.

Alors, quelles sont les alternatives ? Apprendre à faire des petits fours, c’est sur. Autrement, pensez à des fournisseurs d’accès indépendant comme FDN ou autres, utilisez des services de mail libres, pas chez Google/Yahoo/AOL/Microsoft, et autrement l’héberger soit même. Utilisez des réseaux sociaux décentralisés comme Identi.ca ou Diaspora et pour l’Instant Messaging, rien ne vaut un compte jabber, libre et décentralisé. Ne pas utilisez les services Google, préférer encore une fois les alternatives libres et décentralisés tel que Piwik pour les statistiques ou bien Ixquick pour les recherches. Il existe plein d’alternative à plein d’habitude de « consommation ». Et il existe même des tutoriaux pour faire des petits fours.

9octobre 201017 h 01 min

Petite révision sur ACTA

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Après HADOPI et LOPPSI, les deux fameuses mesures du gouvernement pour contrer le piratage, et au passage inspecter davantage le réseau des réseau, c’est cette fois l’Europe qui contre-attaque avec un traité encore plus liberticide.

Pour ne pas paraphrasé cette video qui explique assez justement les enjeux de cette loi, je vous laisse découvrir cette video pour tout comprendre.

5octobre 20100 h 25 min

evercookie : tu vas en manger des cookies.

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Une famille fait des cookies

Une famille fait des cookies

Moi j’adore les cookies, seulement, j’aime pouvoir en finir avec eux, genre, à la fin du paquet.

Seulement, ce n’est pas la préférence de tous. Prenez par exemple une société travaillant dans la publicité sur Internet. Elle aussi aime les cookies, mais seulement ceux stockés sur nos machines, et elle n’aime pas qu’on en finisse avec eux. Chaque cookie étant un identifiant unique, il est alors possible de vous repérer de façon unique sur la toile.

Prenez par exemple Google, parce que c’est le plus gros et celui qui pousse le vice assez loin. Vous faites une recherche sur son moteur ? Il saura où vous aller. Vous arrivez « par hasard » sur un site tracké par Google Analytics ? Il le saura. Vous tombez sur un site avec du Adwords ? Il le saura. Vous consultez votre compte Gmail ? Il le saura. Vous êtes sur un site diffusant de la publicité via un adserver Google ? Il le saura. Vous consultez votre Google Docs ? Il le saura. Vous parlez à votre ami sur Google Talk ? Il le saura. Bref, dès que vous êtes en relation avec un service Google (service qui sont présents à peu près partout), Google le saura. Il n’a pas volé son surnom de Big Brother. Alors, forcément, avec tant d’informations, vous avez envie de vous libérer. Par exemple, supprimer cet identifiant unique à coup de maj + ctrl + suppr.

Perdu fiston ! Grâce à une invention diabolique, mais efficace, il est impossible via des moyens conventionnels de supprimer cette information. Cette technologie humaine s’appelle evercookie. Grossomodo, il va tellement vous le mettre profond le cookie, qu’un simple vidage des cookies/cache/historique, ne supprimera pas ce petit identifiant unique, et pire, régénérera à l’occasion tous les endroits où il est stocké, histoire d’être sur. Un peu comme un spyware en fin de compte.

Alors en attendant que Google, Yahoo, Weborama et autres l’introduisent, vous pouvez vous faire peur.

4octobre 201023 h 40 min

Il faut faire quelque chose de nouveau pour voir du nouveau.

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WW2 ... you folks too!

Clap clap !

Voilà, j’y suis, je publie ce premier article. Alors, Vinaigre de miel, ce sera des articles sur une sorte de conglomérat de sujet : l’Internet libre, la décentralisation des informations, la vidéo-surveillance, le ciblage publicitaire, le végétarisme, les médias, … Un peu de tout et on verra ce que ça donne.

Et pourquoi Vinaigre de miel ? Tout simplement, le vinaigre représente une certaine aigreur, une acidité à contrario du miel qui est sucré, doux. Pourtant, l’association de ces mots antithétiques forment un tout. Une façon de se rappeler que rien est blanc, rien est noir mais que tout est gris.