10juin 20112 h 08 min

Dr Jones, calling Dr Jones, wake up now !

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Photo prise lors du Bohemian Grove. On peut y voir Reagan et Nixon.

L’histoire est écrite par les vainqueurs il est vrai, et c’est pour cela qu’il faut toujours remettre en cause l’information mainstream. Il n’est pas étonnant que la plupart des médias soutenant des thèses différentes soient parfois proche de pays comme l’Iran ou la Chine. Leurs version de l’actualité, de l’histoire peut se rapprocher parfois de ces pays qui ne fait pas parti des grandes puissances qui dirigent le monde. En cela, leur version de la vérité est très intéressante. C’est pour cela que je peux lire le Réseau Voltaire comme Le Monde, en prenant pour les deux les même pincettes.

Cependant, certains vont plus loin. Plus loin dans le sens où leur vérité versent simplement dans l’occultisme, le surnaturel. J’ai donc depuis quelques semaines recommencé à m’intéresser à ce versant, à travers les rites secrets du Bohemian Grove, l’existence de la terre creuse ou bien la présence parmi nous des Reptiliens. Tout ça sur les rythmes endiablés de Rockin’ Squat. Enfin endiablé, rien de satanique.

Parti sur les pistes d’un certain Alex Jones, animateur d’une radio promulguant les thèses dites conspirationnistes, je me suis grillé la rétine sur des videos, des interviews et un de ses documentaires. Tout d’abord Alex Jones est un personnage rondouillard avec un air de prime abord plutôt débonnaire et une voix roque de radio, les choses sont quand même bien faite. Si on l’assimile au mouvement conservateur, il se définit plus en patriote américain contre le Nouvel Ordre Mondial. Oui, le fameux. Alex Jones est une sorte d’aimant à conspiration, c’est assez incroyable. Je veux dire par là que vous lui proposeriez la conspiration des mangeurs de cake qu’il vous prouverait que cela existe, que des puissants vénèrent une tranche de cake dans un ranch dans le Kentucky. Cela étant dit, son travail n’est pas dénué d’intérêt à maintes égards. Je pense à l’interview du Dr Steve Pieczenik à propos de la mort supposée d’Ousama Ben Laden, ou bien au documentaire « Dark secrets inside Bohemian Grove ».

Si je suis de nature sceptique, je me suis toujours laissé convaincre de l’existance de réseaux d’intérêt. Qu’il soit franc-maçon, de Bilderberg, le siècle ou autre. Il est prouvé que ces gens se réunissent à travers ces « réunions secrètes ». De là à imaginer que lors de ces réunions entre puissants ils puissent prendre des décisions, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Seulement, un pas ne suffira pas pour parcourir tout le chemin jusqu’à adhérer à toutes les thèses. Casse la tienne, je vais essayer d’en franchir un autre. J’ai donc regardé le documentaire sus-cité avec une sorte d’excitation et de trépignement. Une sorte d’envie d’apprendre, de savoir, de comprendre, bref, de connaître la vérité. Du moins celle de Dr Jones.

Vénère moi !

Une des thèses qui m’a toujours semblé infondé et ridicule, est celle d’imaginer les puissants vénérer le diable, ou pratiquer je ne sais quel culte ésotérique. Je n’arrive pas à imaginer George Bush appelé à la bienveillance de Jahbulon, déguisé en membre du KKK collection printemps-été. C’est plus fort que moi. Cependant, Alex Jones a eu la bonne idée, et c’est sincère, de filmer pour avoir une preuve de l’existance de ces rites en s’infiltrant lors d’une réunion du Bohemian Club, qui a lieu tous les ans à partir du 15 juillet. Chouette ! Et c’est le cas de le dire, le symbole de cette « société secrète » est un hibou.
Après un préambule interminable sur les préparatifs, la petite musique-qui-fait-peur, et autres artefacts dramatique à la Michael Moore, enfin, Alex Jones et un certain Mike, s’infiltrent et livrent les premières images. Je ne jugerais pas de la piètre qualité des images au vu des conditions de tournage, qui, je veux bien le croire, ne devaient pas être des plus aisés. Il est question donc de filmer la cérémonie d’ouverture, la fameuse « Cremation of care », sorte de cérémonie où l’on sacrifierai « pour de faux » un humain en hommage au dieu hibou. Oui, lui-même.
Alors, première surprise, c’est vrai. Les images parlent d’elle-même. Un public de 2000 personnes assistent en jean-basket-casquette à une cérémonie, sorte de culte au dieu hibou ou un « corps » est transporté pour être brûlé. Des espèces de membres du KKK version benetton (toutes les couleurs donc), forment une procession, déclament des paroles mystiques et brulent « leur inquiétude ». Bon.

Seulement, en voyant ça, j’avais plus l’impression d’assister à un remake d’une scène d’Indiana Jones dans un parc Disneyland. En tant que chrétien pratiquant, Alex Jones doit le voir comme une hérésie. En tant qu’athée pratiquant, je vois ça comme une jolie cérémonie d’ouverture, certes un peu morbide, mais largement au niveau de la parade de Mickey. Et c’est là que le bas blesse. Il va argumenté son discours en faisant référence à une religion babylonienne, ou à des preceptes druidiques. Il va jusqu’à se balader avec un pseudo-gothique portant une pancarte « Bush pratique l’occultisme » et crier dans un mégaphone à la Michael Moore à qui veut l’entendre qu’il est satanique.

Voilà tout le paradoxe d’Alex Jones : il veut se libérer d’une pensée unique en pensant différemment, mais il reste aliené à une sorte de croyance ultra religieuse qu’on lui a inculqué. Il fait référence à la bible de nombreuse fois, comme source évidente de vérité. Quand bien même ils vénéreraient réellement un hibou, peut-on au moins leur laissé cette petite liberté ? Leur croyance serait tout aussi infondé que celle des religions. Lui qui se déclare patriote, a-t-il oublié que son pays permet d’ériger sa propre église ? Laissons les puissants faire leur trip New Wave, laissons-les vénérer leur hibou pour de vrai ou pour de faux. Et c’est pas méchant un hibou. Hou hou.

Si il est vrai qu’une cérémonie de ce type peut exister, je dois avouer que mon impression est simplement que cela ne prouve rien. Le ton m’a paru plus à la grosse blague qu’autre chose. Il aurait été nettement plus intéressant de filmer les discours, les conversations que peut avoir les puissants, découvrir les conflits d’intérêt, les décisions… Manque de pot, rien de tout ça.

Plus loin, il y a les annunakis, les reptiliens et autres thèses fantastiques. Je ne prends pas la peine d’en parler, tellement ça relève du fantasme. Encore que, peut-être qu’Alex Jones est un reptilien à la solde du nouvel ordre mondial ? Quand les conspirationnistes commencent à s’accuser entre eux, en qui faire confiance ? Peut-être au dieu <rentrer votre animal préféré>.

27mai 20112 h 45 min

Et s’il y avait du vrai

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Ce n’est pas dans mes habitudes de souscrire ou répandre trop d’informations complotiste. Je m’y suis beaucoup intéressé par curiosité, mais avec toujours ce sentiment mitigé du « c’est trop gros » nuancé par un « ça m’étonnerait pas ».

Si je n’y souscris pas, j’ai toujours fustigé ceux qui les renient en bloc juste en les taxant de « complotiste », une sorte de mot magique qui automatiquement déchoit la validité de l’information apportée. Bien que ne souscrivant pas aux idées qui peuvent être taxé ainsi, je trouve étrange ce consensus : un discours taxé ainsi n’est pas à prendre au sérieux et est faux, par définition. Nul besoin de le démontrer, ni prendre le temps de l’expliquer. Noam Chomsky disait dans « La fabrication du consentement : Noam Chomsky et les médias »:

Si je dis que Kadhafi est un terroriste, Khomeiny un tueur, que les Russes ont envahit l’Afghanistan, etc. Tous diront oui sans hésiter. Par contre si je dis autre chose que des idées reçues, si je dis quelque chose d’inattendu, de controversé comme : « Les plus vastes opérations terroristes viennent de Washington » ou bien « Si les lois de Nuremberg étaient appliquées, on aurait pendu tous les présidents depuis 1945. », les gens s’attendent avec raison à comprendre ce que vous dites. « Mais je n’ai jamais entendu ça ! Vous feriez bien d’étayer votre propos. Vous devriez l’étayer car il est assez déroutant » mais le devoir de concision vous en empêche. C’est le génie de cette contrainte. C’est une chose importante car la beauté de la concision – dire quelques phrases entre deux publicités – c’est de limiter le propos à des lieux communs.

Médias...

Lorsqu’un artiste par exemple, dit qu’il s’est intéressé à une information mais depuis un angle différent, depuis une source différente remettant en cause la forme ou le fond de l’information, que se passe-t-il ? Défini comme personne souscrivant à ces théories, il est alors « en exil » médiatique un temps, montré du doigt et décrédibilisé.

Je pense à Jean-Marie Bigard qui a notamment dut annuler ses représentations pour cause de boycott et aussi montré du doigt par différent média.

Je pense à Dieudonné, qui lui a pris le contre pied de cela. Après avoir était boycotté pour avoir critiqué Israel dans un sketch, il a décidé d’assumer, et d’aller plus loin. Si dans un Etat démocratique, des propos critiques  sur un pays ne sont pas acceptés, la liberté d’expression existe-t-elle réellement ? Dieudonné a exploré cette piste, simplement, en allant voir ceux qui n’ont pas le droit de parole dans les médias. En franchissant cette limite, en s’interessant à des personnes ayant une pensée divergente de celle admise, il a été montré du doigt par l’ensemble des médias, politique, et par extension, une partie de la population. Ainsi, sa démonstration est assez concluante : tout n’est pas pensable. En d’autres termes, la liberté de penser possède un cadre moral établit par un consensus, et un cadre légal qui renforce le premier. Ce cadre légal est assez effarant : imaginez une histoire figée, une histoire qui n’évoluerait pas en fonction des historiens, des thèses, contre-thèses, mais une histoire figée, définit. Ce serait étrange, cela voudrait dire que l’histoire serait imposé. Aujourd’hui, c’est le cas sur l’esclavagisme et le génocide de la seconde guerre mondiale. Si il est évident que ces deux catastrophes ont eu lieu, il est symboliquement étrange d’empêcher légalement leur remise en cause.
Cependant, si la démonstration de Dieudonné est efficace, il y a toujours cet amer gout, certes voulu, de le voir avec des gens dont on ne partage pas, du tout, les idées. Mais n’est-ce pas là le principe de la démocratie ?

La liberté d’expression que l’on nous présente est aujourd’hui une sorte de liberté encadrée. Au delà, c’est soit immoral, soit plus loin, illégal. L’application de ce cadre n’est pas caché par définition, car sa démonstration permet la souscription de la population. Comme le dit Noam Chomsky, la répétition de lieux communs, du cadre des idées autorisées, font que si vous dites à votre voisin quelque chose de déroutant (qui sort donc de cette route), il vous regardera étonné.

Ce qui est alors interessant, c’est de savoir d’où vient ce cadre. Nous sommes dans des médias descendant, des médias qui n’autorisent pas le droit de réponse. La radio, la presse ou la télévision vous envoie des informations, mais vous, vous n’en fournissez pas. Ce cadre est définit par ces informations descendantes. La population, le peuple, ne participe à l’élaboration de ce cadre en aucun cas car il n’est pas fournisseur d’information. L’intervention de la population dans les médias est simplement encadré : casté, devoir de concision, et impossibilité de s’exprimer librement. Si ils ont cette liberté, le système fait que l’accumulation d’informations issus des médias qu’ils reçoivent ne donnera qu’une liberté d’expression encadré de facto par l’individu lui-même.

Télévision

Une démonstration, à mon sens magistrale, est celle de Jean-Marc Morandini invitant un des producteurs du film « Fin de concession » de Pierre Carles, Michel Fizbin. Le film dénonce la connivence entre les médias et la politique, et notamment la concession de TF1 à Bouygues, jamais remise en cause alors qu’elle devait l’être. Ce film est dérangeant, vérifié, validé, seulement il dérange la corporation journalistique sur leur rapport avec le pouvoir. Si cet article ne prend pas la peine de mentionné Michel Fizbin, mais seulement Jean-Marc Morandini, il laisse la video du « clash ». Si Michel Fizbin a quelques phrases mal habile, de facto Jean-Marc Morandini attaque et tente de le décrédibiliser, notamment sur le fait qu’une partie des interviews se soit faites sous de fausses identités et donc que c’était un piège. Rappelons que Pierre Carles n’en est pas à son coup d’essai, et était reconnu. Il explique cette démarche dans le film, et c’est amusant qu’un journaliste trouve honteux la fausse identité, technique usitée dans tous les reportages de télévision. Ce cas m’a beaucoup choqué car ayant vu le film, je peux affirmer simplement qu’il n’y a pas de triche, qu’il livre simplement une enquête qui dérange. La réaction de Jean-Marc Morandini est juste le reflet d’un taboo. Un taboo qui dérange d’autant plus que des preuves concrète de cette connivence ont lieu tous les derniers mercredi de chaque mois à l’hotel Crillon. Et bien sur, elles sont dans le film.

Le crédit des médias est entaché par ce consensus et envisager la reconsidération des informations d’autres sources prend alors une valeur. Il n’est pas question d’y souscrire, il n’est pas question de se laisser berner, car il y a du faux. Et s’il y avait du vrai ? Si ce reportage de Planet affirmant que le réchauffement climatique n’est pas dût à une cause humaint, disait stricto senso la vérité ? Si le Dr Steve Pieczenik, conseiller militaire auprès de la Maison Blanche depuis 30 ans, affirmant que Osama Ben Laden est bel et bien mort en 2002 et que le 11 septembre a bel et bien été organisé par le gouvernement américain, disait lui aussi la vérité ? Mon point de vue est de ne pas en avoir, car je n’ai pas le temps de tout vérifier. Cependant, ne comptait pas sur moi pour simplement accepter l’une ou l’autre. Mon seul désir serait de les confronter, mais comme le disait Pierre Bourdieu ou Noam Chomsky, il y a un devoir de concision. C’est là qu’Internet inquiète les politiques, les médias, les financiers : ce devoir de concision n’y sera jamais respecté. En tout cas tant qu’ils ne contrôleront pas totalement le contenu de ce média.

6mai 201120 h 55 min

Un cas concret de bafouement de la neutralité du net

La neutralité est un principe fondateur et liée à l’architecture même d’internet. Elle consiste qu’un point A et un point B arriveront à un point C de la même façon et dans les mêmes conditions. En d’autres termes, si vous vous connectez à Youtube à Paris ou à Pékin, vous devriez arriver au même endroit, accéder au même contenu, etc etc… Il s’agit d’une règle d’architecture du réseau et non d’une règle liée au contenu. En d’autres termes, si vous arrivez sur le Youtube chinois à Pékin et le Youtube français, ça ne remet pas en cause la neutralité, entendons nous. En revanche, si vous n’avez pas accès à Youtube ou que votre connexion est affreusement lente spécifiquement vers ce site, la neutralité rentre en jeu : un point A n’a pas accès de la même façon que le point B au point C.

Cette règle est fondamentale pour différentes raisons. Tout d’abord, elle garantie une sorte d’universalité au net : l’internet de Chine est le même que celui de Bolivie. Elle garantie les échanges, un point A et un point B pouvant communiqué par un point C, mais aussi directement entre eux. Cette interconnexion permet de faire d’Internet un grand et unique réseau.

Dans quel interêt et dans quel cas la neutralité peut-être bafoué ? Il y a le plus connu, le plus choquant, celui de la dictature qui estime que tel ou tel site n’est pas approprié et qui bloque l’accès. Remarquons au passage, que cette méthodologie s’applique aussi en France, notre belle démocratie pour différentes raisons arbitraires. Bien sur, on en parle moins.

Aussi, elle est économique et cela sur plusieurs points. Internet est un réseau dit décentralisé : il n’y a pas de centre, tout poste relié à Internet est potentiellement un centre en hébergeant un serveur (web, mail, jeux, news, ftp, ssh…). Cette architecture qui est un modèle arnachique, n’est pas controlé par qui que ce soit : c’est un espace de liberté où chacun, connecté à Internet, peut-être un acteur (serveur) ou un utilisateur (client). Vous même avec votre freebox vous pouvez avoir votre serveur.
Cette architecture est un problème pour ceux qui veulent contrôler Internet (les gouvernements et les entreprises) car ils ne peuvent pas tout voir, tout connaître d’Internet. Les solutions trouvés jusqu’alors servait plus de pansement qu’autres choses. Cela va d’une brigade de police qui va se balader sur Internet pour trouver un délit, aux sociétés de publicité en ligne qui étendent leur réseau pour vous trouver partout à plus récent avec le fameux mouchard du gouvernement français pour prouver votre bonne foi dans le cadre de la loi HADOPI.
Pourtant, la solution est simple pour ces organismes : créer un Internet limité à ce qu’il contrôle. Un Internet dans un Internet. La neutralité s’y oppose justement, c’est pour cela qu’elle est si essentielle.

Pour faire un Internet dans un Internet il suffirait que votre fournisseur d’accès à Internet bloque tous les sites qu’il veut, pour limiter l’accès. Quel interêt pour un FAI de bloquer / limiter l’accès ? Plusieurs.
Tout d’abord si on s’appelle Orange que l’on est fournisseur de contenu. Ne serait-ce pas plus interessant de limiter l’accès à d’éventuel concurrent fournissant de la VOD ? En d’autres termes, empêcher ou ralentir l’accès à des plateformes VOD pour privilégié la leur.
Ensuite, celui purement économique. Vous faire acceder à un site coûte de l’argent à votre fournisseur d’accès. Il doit entretenir les cables, et payer le trafic qui circule entre vous et le contenu. Seulement parfois, cela lui coûte trop cher lorsque ce sont des sites gourmands en bande passante, d’où l’interêt de limiter ou bloquer l’accès.

Aujourd’hui, c’est ce qui se passe. Depuis quelques semaines, les internautes français ont une connexion bridée vers Youtube, et cela spécialement chez Free. Free refuse de payer plus, estimant que c’est au fournisseur de contenu de payer ces fameux cables. Il avait déjà fait le coup à Dailymotion, qui avait du céder, ayant trop peur de perdre près de 4 milions d’internautes si Free limitait la bande passante vers son site. Aujourd’hui, le bras de fer se fait avec Youtube, Free esperant faire plier le géant américain (Google) en le condamnant à perdre lui aussi 4 milions d’internaute français.

Qui est pris en otage ? Vous. Vous et une conception d’un Internet neutre et universelle. Internet est réellement menacé par ce genre de procédé. Et que ce soit les entreprises ou les gouvernements, tous vont dans le même sens : bafouer cette neutralité pour des raisons économiques ou des raisons liberticides.

21avril 20110 h 32 min

Apple collecte vos données GPS, chouette non ?

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Regarde maman, j'ai fait toute la Californie

Avec l’arrivée du GPS dans les téléphones portables, on peut voir une augmentation des applications géolocalisés. En général, on demande le consentement de l’utilisateur, et cela peut rester ponctuel, lors d’un tweet ou d’une action particulière.

Apple fait mieux : enregistrez vos positions régulièrement, sans votre consentement, de façon non sécurisé sur votre téléphone et les ordinateurs avec lequel vous les synchronisés.

En effet, depuis l’Iphone OS 4, automatiquement et sans un quelconque consentement, les informations de géolocalisation par triangularisation des relais téléphoniques sont stockés avec la date et l’heure. Ce fichier présent sur le téléphone, « consolidated.db », n’est pas supprimable, il sera regénéré. Une application a été développé pour exploiter ces données et il n’est pas clair pourquoi l’Iphone stocke ces données, car elle ne semble pas utilisé pour quoi que ce soit au sein de l’OS.

31mars 20112 h 57 min

Licencié pour port légal d’AK-47

Julien Combe est surveillant dans un lycée, tout va bien, et voilà qu’il se retrouve licencié. Les raisons ? Des videos où il se met en scène sous forme de billet humoristique et politique. Le problème, Juliorigolo, comme il se fait appelé, a de mauvaise pensée, des pensées anarchistes. Incompatible avec le travail de surveillant selon le directeur de l’établissement et l’inspecteur d’académie.

Présent dans le documentaire de Yves Eudes, « Ma vie à poil sur le web », il illustre un des problèmes des réseaux sociaux et de l’identité en général sur Internet. La diffusion d’une partie de votre sphère privée sur un média le fait rentrer immediatement rentrer dans la sphère publique. Diffuser ses pensées, ses humeurs ou même les photos de sa crémaillère, sont peut-être des choses que l’on ne considère pas ou plus comme privé, mais la question est pourquoi ? Est-ce un besoin de reconnaissance, un besoin d’exister dans un espace où chacun s’exprime, s’affiche ? Je pense à ces blogs fleurissant où l’on se juge sur un nombre de commentaire ou d’ami. Je pense à ces réseaux sociaux où il faut exister à tout prix, être actif pour ne pas disparaître dans un fil de discussion interminable. Peut-on penser que nourrir son égo, pousser ses limites pour cela, vivre pour paraître est un progrès ?

Je ne dis pas cela pour ce sympathique personnage. Je ne le sens pas doté d’un égo gargantuesque, juste quelqu’un qui a voulu plaisanter et s’exprimer. Aujourd’hui, cette vitrine est utilisée autant pour espionner, connaître, analyser, des individus. Que ce soit sous forme de statistiques, que ce soit sous forme individuelle, le bilan est le même, notre présence sur Internet est un fichage immense plus ou moins centralisé, bien qu’à l’heure de Google tout se recoupe (cf le documentaire d’Yves Eudes, où un recruteur explique qu’il s’informe sur un candidat autant sur Copain d’avant, que sur facebook ou viadeo).

Dans mon journal extime
Comme beaucoup de gens
J’affiche mes sentiments
Mes confidences intimes
Je montre qui je suis
Je montre qui je fuis
Et de temps en temps
Je montre les dents
Rien ne peut m’ arriver
Dans ce cocon virtuel
Tel le créateur du ciel
Je peux tout contrôler
Je blog donc je suis
Ce qui n’ est pas toujours le cas
Dans l’ exercice de la vie
Où règne l’ anonymat
Je partage mes états d’ âme
Mes colères mes joies
Des souvenirs des larmes
Des idées des Foix
Exhibitionniste latent
Le mot est un peu fort
Qu’ en penserait Lacan
S’ il n’était pas mort.
Est-ce les jours l’insignifiants
Qui deviennent plus beaux
Quand on les porte à l’ écran
Exposés aux regards des badauds
Ou le besoin de se mettre à nue
Pour montrer sa réelle nature
Celle que l’on a perdue
Dans notre quête du futur
Alors passez me rendre une visite
C’est avec joie que je vous invite
Vous pourrez lâcher un commentaire
Pertinent et hautement salutaire
Ce qui me regarde vous regarde
Ceux qui me regardent vous regardent
Ce qui me regarde vous regarde

Ceux qui me regardent vous regardent
[..]

Monkey-B – Mon journal extime

9mars 20111 h 39 min

Dans données, il y a bien « donner »

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Patrouille tentant de maîtriser un terroriste de l'Internet

Patrouille tentant de maîtriser un terroriste de l'Internet

Sept ans après le vote de la LCEN (Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique), voilà que son décret est paru au journal officiel. Pour rappel, elle stipulait que les hébergeurs de contenu devait garder certaines données des utilisateurs lors d’une publication (video, texte, …). On y retrouve des informations un peu classique (date et heure, identifiant de connexion, protocole utilisé, …). Ce qui est un peu plus gênant c’est un certain nombre de donnée un peu plus personnel comme le nom et prénom, la raison social, le téléphone, l’adresse ou bien encore le mot de passe du compte et les informations relative à un éventuel paiement (numero de transaction, date et heure de la transaction …). Tout cela, pour vaincre le terrorisme. Eh oui, parce que mettre un faux nom, mettre une fausse raison sociale ou mettre un faux numéro de téléphone, ce sont des choses que les terroristes ne font JAMAIS, mais alors jamais jamais jamais ! Cette loi a trouvé leur talon d’Achille. Ils ne savent pas mentir ces gens là. Moi je dis, un grand bravo à toute l’équipe.

Si nous versons dans un tout sécuritaire qui en devient dramatique entre la videosurveillance où pour quelques crimes on flique toute une population et les mécanismes de censure qui se mettent en place sur Internet, ce décret ne fait que s’ajouter au LOPSSI ou HADOPI déjà en place, ou en passe de l’être. Dans cette politique du tout sécuritaire, certain continue de lutter, comme FDN et son président Benjamin Bayart qui m’a fait sourire avec son tweet. Néanmoins, cela devient de pire en pire, et face à ce décret, on constate encore une fois l’inutilité de la CNIL.

13janvier 20111 h 48 min

Le cloud computing orageux

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Depuis le cloud, je vois ma maison toute petite en bas !

Il est de bon ton aujourd’hui d’y être. Microsoft, Gmail, Apple, tous en font la promotion et il serait mal venu de ne pas suivre ce grand mouvement vers « le cloud ».

Le cloud est un principe assez simple : la fourniture de service sur Internet sans généralement avoir besoin d’application tierce et le stockage de vos documents afin d’y accéder où que vous soyez et généralement peu-importe le terminal (Windows / MacOS / Linux / …). Concrètement derrière ce mot de cloud se cache des services comme Gmail, Google Docs, Google Calendar, Facebook, Windows Live, Skype, MSN, … Le principe est séduisant à maintes regards :

  • Accessibilité des données partout
  • Compatibilité presque total avec tout type de terminal (application web la plupart du temps)
  • Possibilité de partage facilité
  • Coûts amoindris (la plupart de ces services sont gratuits)

En somme, si le cloud est séduisant en surface et dans les publicités Microsoft, il revêt une face moins attirante.

La sécurité des données est des arguments du cloud : si votre ordinateur meurt, vos données ne sont pas perdu, elles sont dans le cloud ! En somme il vaut mieux que son ordinateur meurt que d’oublier son mot de passe. Cependant, cette sécurité n’est pas infaillible : il suffit de remonter un mois en arrière, Microsoft annonçait une brèche dans son BPOS et une partie des données du cloud était donné à qui voulait. Les failles de sécurité existent, et les plus exposés reste ceux qui ont des grandes quantité de donnée : un hacker n’attaquera pas Madame Michu pour voler ses photos de vacances. En se remettant à une société tierce mutualisant son infrastructure, on mutualise les risques. Est-ce que mes données sont isolés des données de mes concurrents ? Et si un concurrent accéder à ces données ? Enfin, accéder à sa vie numérique ou celle de son entreprise avec un simple identifiant/mot de passe n’est pas la façon la plus sécurisée de protéger ses données. Cela permet d’y accéder partout, ce qui est en soit un risque : keylogger qui enregistre les lettres tapés sur votre terminal, un internaute au Népal peut accéder à vos données avec votre identifiant et votre mot de passe. Et vous aurez bien du mal à l’en empêcher.

La possibilité d’accéder à ses données n’importe où est un avantage. Cependant, on peut repenser à la coupure de Google, bloquant notamment le New York Times. Aujourd’hui, Google Calendar fait des siennes. Si demain Google tombe, votre entreprise ou votre vie numérique tombera avec. Et cela arrivera, sans doute. AOL ou Compuserve n’existent plus et déjà Yahoo! a décidé de fermer 8 de ses produits dont Delicious. La centralisation des données est un risque différent. Certes, elle protège des crash de disque dur, mais elle ne protège pas de la santé des entreprises.

Big Brother

J'ai dis dans les yeux

Après tout, cela est gratuit. Sans doute, mais pourquoi ? La réponse est simple et souvent la même : la publicité en ligne. C’est le nouvel eldorado d’Internet, et plus particulièrement le ciblage comportemental, voyez : AOL rachète TACODA en 2007, Google rachète DoubleClick tandis que Yahoo rachète BlueLithium la même année, Microsoft rachète en 2008 YaData. Que font toutes ces sociétés ? Du ciblage comportementale. Basé sur un grand nombre de donnée, il permet de cibler et de cerner l’utilisateur et lui afficher de la publicité en conséquence. Vos données privés ne le sont plus, vous avez permis l’accès à une entreprise tierce. Et si ils vous arrivent un pépin, oubliez le service client.

Reste le facteur essentiel : le cloud c’est chic. C’est comme ça, depuis 2-3 ans, si tu dis ton mail perso et que ce n’est pas @gmail.com, on te regarde avec deux grands yeux « gné ? ». Si tu n’es pas sur Facebook, tu n’es qu’une merde. C’est vrai, tu n’es pas au courant du dernier truc supersensatiormidépatant ou tu n’as pas vu les photos de la fête de machin qui sont EXCLUSIVEMENT sur Facebook, tu ne vaux plus pas grand chose. L’Internet du cloud est devenu une télévision : un service qui libère du temps de cerveau disponible pour pouvoir le remplir de publicité ciblée. Un bourrage de mou plus efficace. Le cloud n’est pas un nuage comme les autres, vous imaginez, il veut contenir 7 milliards d’individu. C’est un espèce de rouleau compresseur géant.

Soyez libre et indépendant.

15octobre 20102 h 01 min

Clavier proustien

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Boyscouts

Brave garçon.

J’ai tout de suite aimé Internet. Je devais avoir 11 ans, et mon frère me racontait qu’un ami à lui avait un accès, ils avaient parler à plein de personne qu’ils ne connaissaient pas depuis l’ordinateur. Je vous assure, lorsqu’on a 11 ans en 1997, ça fait son petit effet, même si on parle à des quebecois.
Mes premières années d’internet, c’était Altavista ou si je voulais télécharger un mp3, c’était via Hotbot. J’avais bien mon site sur mygale.org, la publicité sur chez.com ne me tentais pas. Et puis mes mails, bien sur, c’était du Caramail. Quand on y repense, mon usage était bien différent de celui de n’importe qui, même de mon propre frère. Et plus j’y pense, plus je me demande aujourd’hui quel est la différence entre chacun, quel site utilise-t-on régulièrement.

Le matin, vous vous levez et vous utilisez sans doute Netvibes / Google Reader pour lire les flux RSS. Bien sur, avec un bon café, regarder une video sur Dailymotion / Youtube vous réjouira, d’autant que vous pourrez aisément la « tweeté » ou mettre un « J’aime » sur vos réseaux sociaux rempli d’ami virtualisé. Vos recherches, vous les faites sur Google, simple et sobre, vous lui faites confiance, tout comme vos mails, si vous avez plus de 18 ans parce que MSN Hotmail c’est pour les adolescents.
Si vous vous reconnaissez, vous faites partie de la masse. Rien de péjoratif, j’entends, c’est juste factuel. Quel est le problème, nous en faisons tous parti finalement.

Internet est construit sur un système totalement anarchique : un point meurt, le réseau continue. En cela, il est incontrôlable, c’est une toile géant ou il n’y a que des points d’échanges. Il est construit ainsi, encore une fois, c’est juste factuel, et c’est assez ennuyant pour certaines personnes. Je me souviens de Palladium, ce projet d’un internet microsoft-ien censé nous protéger des mp3 et du warez et depuis nous avons vu arrivé de plus en plus de projet censé « réguler Internet pour en corriger les excès et les dérives » car c’est « la loi de la jungle » (dixit N. Sarkozy en ce début d’octobre au Vatican). Que ce soit Hadopi, que ce soit Loppsi, que ce soit ACTA, toutes ces lois, vont dans un même sens.

Propagande chinoise

Distribution de mise en garde HADOPI.

Si aujourd’hui, les gouvernements cherchent à « réguler Internet », c’est que c’est un espace de liberté. Ils brandissent la pédophilie ou le visage mouillée des artistes pour « réguler Internet », seulement, le problème n’est pas là. La pédophilie est anecdotique sur Internet et empêcher la circulation de photo sur Internet ne résoudra nullement le problème de base : il y a des pédophiles. Quand aux oeuvres, on sait à qui profite le crime. Et bien sur la liberté d’expression (extrait du projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) :

Lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images ou des représentations de mineurs présentant un caractère manifestement pornographique le justifient, l’autorité administrative notifie aux personnes mentionnées au 1 du présent I les adresses électroniques des services de communication au public en ligne contrevenant aux dispositions de cet article, auxquelles ces personnes doivent empêcher l’accès sans délai. Lorsque le caractère pornographique n’est pas manifeste, l’autorité administrative peut saisir l’autorité judiciaire qui statue sur l’interdiction de l’accès aux adresses électroniques mentionnées au présent alinéa.

En uniformisant l’usage d’Internet, on a réussit à casser le modèle d’Internet : l’anarchie. Nous sommes passés d’un réseau formidable où chaque ordinateur connecté peut à la fois consulter les newsgroups, surfer sur Internet et être serveur web, serveur de mail et serveur FTP, à un réseau de consommation, où chacun ne fait que consommer ce que propose une poignée de site. Le web social n’est rien d’autres qu’un web centralisé. Un espèce de bar géant gratuit où on aurait collé d’immense affiche publicitaire. C’est un peu comme si on vivait tous dans le même quartier, et que l’on se rencontrait uniquement dans ce bar géant, dans cette boulangerie géante ou dans ce cinéma géant, tout cela sous l’oeil d’une video-surveillance, mais que l’on invitait personne chez nous. Pourtant il suffirait de faire des petits fours.

Alors, quelles sont les alternatives ? Apprendre à faire des petits fours, c’est sur. Autrement, pensez à des fournisseurs d’accès indépendant comme FDN ou autres, utilisez des services de mail libres, pas chez Google/Yahoo/AOL/Microsoft, et autrement l’héberger soit même. Utilisez des réseaux sociaux décentralisés comme Identi.ca ou Diaspora et pour l’Instant Messaging, rien ne vaut un compte jabber, libre et décentralisé. Ne pas utilisez les services Google, préférer encore une fois les alternatives libres et décentralisés tel que Piwik pour les statistiques ou bien Ixquick pour les recherches. Il existe plein d’alternative à plein d’habitude de « consommation ». Et il existe même des tutoriaux pour faire des petits fours.

9octobre 201017 h 01 min

Petite révision sur ACTA

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Après HADOPI et LOPPSI, les deux fameuses mesures du gouvernement pour contrer le piratage, et au passage inspecter davantage le réseau des réseau, c’est cette fois l’Europe qui contre-attaque avec un traité encore plus liberticide.

Pour ne pas paraphrasé cette video qui explique assez justement les enjeux de cette loi, je vous laisse découvrir cette video pour tout comprendre.

5octobre 20100 h 25 min

evercookie : tu vas en manger des cookies.

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Une famille fait des cookies

Une famille fait des cookies

Moi j’adore les cookies, seulement, j’aime pouvoir en finir avec eux, genre, à la fin du paquet.

Seulement, ce n’est pas la préférence de tous. Prenez par exemple une société travaillant dans la publicité sur Internet. Elle aussi aime les cookies, mais seulement ceux stockés sur nos machines, et elle n’aime pas qu’on en finisse avec eux. Chaque cookie étant un identifiant unique, il est alors possible de vous repérer de façon unique sur la toile.

Prenez par exemple Google, parce que c’est le plus gros et celui qui pousse le vice assez loin. Vous faites une recherche sur son moteur ? Il saura où vous aller. Vous arrivez « par hasard » sur un site tracké par Google Analytics ? Il le saura. Vous tombez sur un site avec du Adwords ? Il le saura. Vous consultez votre compte Gmail ? Il le saura. Vous êtes sur un site diffusant de la publicité via un adserver Google ? Il le saura. Vous consultez votre Google Docs ? Il le saura. Vous parlez à votre ami sur Google Talk ? Il le saura. Bref, dès que vous êtes en relation avec un service Google (service qui sont présents à peu près partout), Google le saura. Il n’a pas volé son surnom de Big Brother. Alors, forcément, avec tant d’informations, vous avez envie de vous libérer. Par exemple, supprimer cet identifiant unique à coup de maj + ctrl + suppr.

Perdu fiston ! Grâce à une invention diabolique, mais efficace, il est impossible via des moyens conventionnels de supprimer cette information. Cette technologie humaine s’appelle evercookie. Grossomodo, il va tellement vous le mettre profond le cookie, qu’un simple vidage des cookies/cache/historique, ne supprimera pas ce petit identifiant unique, et pire, régénérera à l’occasion tous les endroits où il est stocké, histoire d’être sur. Un peu comme un spyware en fin de compte.

Alors en attendant que Google, Yahoo, Weborama et autres l’introduisent, vous pouvez vous faire peur.

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